Bulletin
LTT 2-2008
Date de publication : novembre 2008
Dernière mise à jour : septembre 2009
ISBN:
978-1-4249-8346-9 (Imprimé), 978-1-4249-8347-6 (PDF), 978-1-4249-8348-3 (HTML)
Normalement, la cession de biens fonciers à une entreprise familiale constituée en société est assujettie à des droits de cession immobilière. En revanche, il est possible d'obtenir une exemption des droits de cession immobilière dans les cas suivants:
Pour les besoins du présent bulletin, les « personnes liées » désignent les personnes qui sont membres d'une même famille.
Cette exemption concerne à la fois les cessions enregistrées et les cessions non enregistrées de biens-fonds.
Ce bulletin contient les détails de l'exemption et les formalités à suivre pour la demander.
Le but principal de la cession doit être de permettre à la société cessionnaire de poursuivre les activités de l'entreprise exploitée activement sur le bien-fonds cédé.
À partir du 10 octobre 2008, l'expression «entreprise exploitée activement » désigne une entreprise qui n'est pas
En fonction de la date à laquelle la cession a eu lieu, des cessions à certaines catégories de société professionnelle exclues par le passé de la catégorie des « entreprises exploitées activement » pourraient désormais être possibles.
Les conditions suivantes doivent exister avant la cession du bien-fonds à une entreprise familiale constituée en société:
l'entreprise est exploitée activement sur le bien-fonds exclusivement par la personne en question ou des personnes liées.
Les conditions suivantes doivent exister au moment de la cession du bien-fonds à l'entreprise familiale constituée en société:
À partir du 10 octobre 2008, les conditions suivantes doivent exister après la cession du bien-fonds à la société cessionnaire:
Vu que toutes les conditions requises ne peuvent pas être remplies avant la fin de l'année d'imposition au cours de laquelle la cession se produit, les modalités de demande sont énoncées en deux étapes.
La première étape, la demande d'exemption, s'effectue au moment de la cession du bien-fonds. La demande d'exemption doit être directement adressée à la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources du ministère des Finances; la demande ne peut pas être faite au moment de l'enregistrement.
Les formulaires sont disponibles en ligne à ontario.ca/finances ou en communiquant avec la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources du ministère à l'adresse figurant à la fin du présent bulletin.
Pour toute cession d'une entreprise familiale constituée en société devant être présentée par enregistrement électronique, les documents suivants doivent être transmis à la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources :
"Le ministère des Finances a approuvé les documents comme suit : « Aucun droit de cession immobilière à payer » (des justificatifs doivent être fournis)”
Une fois les documents examinés par le ministère, une copie papier du document de cession « en préparation » sera approuvée par celui-ci et envoyée au contribuable ou à son représentant.
Après l'enregistrement, une copie du titre enregistré devra être transmise au ministère.
Pour toute cession d'une entreprise familiale constituée en société devant être présentée pour enregistrer sur papier l'acte de cession ou de transfert, les documents suivants doivent être transmis à la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources:
Une fois les documents examinés par le ministère, le document original et une des deux copies de l'acte de cession ou de transfert seront approuvés par le celui-ci, avec pour consigne au registrateur qu'aucun droit de cession immobilière ne sera à payer au moment de l'enregistrement, et le tout sera envoyé au contribuable ou à son représentant.
Après l'enregistrement, une copie du titre enregistré devra être transmise au ministère.
Si aucun enregistrement de la cession n'est envisagé ou terminé, les documents suivants devront être transmis à la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources dans les 30 jours suivant la cession :
Si aucune demande n'est présentée dans les 30 jours, une demande de prolongation contenant des explications sur le retard devra aussi être fournie.
Le défaut de demande peut donner lieu à un avis de cotisation, à des pénalités et à des intérêts.
La seconde étape parachève les procédures concernant les demandes d'exemption et se déroule après la fin de l'année d'imposition de la société cessionnaire au cours de laquelle la cession se produit.
Les documents suivants doivent être transmis à la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources dans les neuf mois qui suivent la fin de l'année d'imposition de la société cessionnaire au cours de laquelle la cession se produit :
Le ministre peut demander à obtenir d'autres documents.
Si Ie ministre est convaincu que les conditions de l'exemption ont été remplies, la société cessionnaire sera dispensée de la garantie de sécurité.
Si les conditions de l'exemption ne sont pas remplies, les droits ainsi que les intérêts correspondants devront être payés.
Si des droits de cession immobilière ont été payés relativement à un transfert à une entreprise familiale constituée en société, une demande d'exemption et un remboursement des droits de cession immobilière peuvent être demandés dans les quatre ans suivant la date du paiement des droits en question.
Pour faire une demande de remboursement, les documents suivants doivent être transmis à la Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources :
Si neuf mois sont écoulés depuis l'année d'imposition de la société cessionnaire au cours de laquelle la cession s'est produite, les documents suivants devront également être transmis en même temps que la demande de remboursement :
Le ministre peut demander à obtenir d'autres documents.
Depuis longtemps, les demandes relatives à cette exemption sont souvent rejetées pour l'une des raisons suivantes :
Pour avoir droit à l'exemption, chaque cédant doit être un particulier. S'il est vrai qu'en vertu du Règlement 697 une société peut être considérée comme un membre de la famille, il ne s'agit pas d'un particulier.
Avant la cession, l'entreprise exploitée activement doit l'avoir été exclusivement par une ou plusieurs personnes, chacun étant membre de la famille de chaque cédant. Si une société exerce les activités en question, la personne agissant au nom de la société n'agit pas à titre individuel.
La notion d'« entreprise exploitée activement » ne comprend pas la location de biens immobiliers de quelque forme que ce soit. Elle n'englobe pas non plus les services dispensés aux particuliers ou une entreprise de placement désignée, vu que ces expressions sont définies dans la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada).
Si les activités concernent une « entreprise agricole », il faudra examiner si l'exemption relative à la cession de terres agricoles s'applique selon l'article 2 du Règlement 697.
La société cessionnaire doit être la société qui gère l'entreprise exploitée activement sur le bien-fonds. La location d'un bien-fonds ne constitue pas une entreprise exploitée activement.
Le but principal d'une cession est de permettre à la société cessionnaire de poursuivre les activités de l'entreprise exploitée activement sous la direction d'une ou de plusieurs personnes, dont chacune est liée à chaque cédant.
Toutes les exemptions de droits de cession immobilière peuvent faire l'objet d'une vérification. Le ministre peut évaluer ou réévaluer une personne pour les droits que celle-ci doit acquitter en vertu de la Loi dans les quatre ans qui suivent le jour où les droits sont redevables.
Le délai prescrit de quatre ans pour procéder à une évaluation ou à une réévaluation ne s'applique pas quand une personne a fait une fausse déclaration ou a fraudé, que ce soit par négligence ou par omission, ou a omis de remettre toute déclaration requise par la Loi.
Une entreprise exploitée activement désigne une entreprise qui n'est pas
Une entreprise familiale constituée en société désigne une société qui est une société privée sous contrôle canadien, au sens de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada), dont toutes les actions émises, sauf les actions statutaires, appartiennent à une ou plusieurs personnes dont chacune est membre de la famille de chacun des cédants du bien-fonds considéré.
L'expression membres de la famille s'entend à l'égard de toute personne,
Le conjoint s'entend au sens de l'article 29 de la Loi sur le droit de la famille.
Ce terme désigne l'une ou l'autre de deux personnes qui sont mariées ensemble, ou qui ne sont pas mariées ensemble et qui ont cohabité selon le cas :
Si ce bulletin ne couvre pas entièrement votre situation particulière, consultez la Loi ainsi que les règlements afférents, ou communiquez avec le :
Ministère des Finances
Direction de l'observation fiscale
Section des impôts relatifs aux biens fonciers et aux ressources
33, rue King Ouest
CP 625
Oshawa, ON L1H 8H9
Sans-frais : 1 866 ONT-TAXS (1 866 668-8297)
Télécopieur : 905 433-5770
Appareil de télécommunications pour sourds (ATS) : 1 800 263-7776
Le présent bulletin ainsi que différentes autres publications du ministère des Finances, en français et en anglais, sont disponibles en ligne à l'adresse ontario.ca/finances.
On peut consulter, en ligne, la Loi sur les droits de cession immobilière ainsi que d'autres lois et règlements publics de l'Ontario, à l'adresse ontario.ca/lois-en-ligne.